Changement de direction
Allez hop,je prends la route,il est déjà 8h. Bonjour à droite,à gauche,Ia orana...nous nous saluons dès que le regard se croise même si la personne est loin en retrait de la route. Cela fait partie du charme des polynésiens,le sourire et la salutation fleurit aux lèvres à tout moment de la journée.
De ce côté-ci il y a plus de cultures,le long de la route bordée de filaos côté mer pour stabiliser la terre sableuse.
Le filao déploie sa longue chevelure au gré du vent, son port retombant et l'allure de ses rameaux rappelle le plumage du casoar,d'où son nom botanique "Casuarina" donné par Linné en 1759.
et de lys côté terre pour couper le vent omniprésent.
Haie de Filao parfois déracinée suite à la puissante extravagance de l'océan et qu'il faut enjamber si on ne veut pas mettre les pieds dans l'eau.
carottes,pommes de terre,choux,tarots...
Presque chaque famille possède son “domaine”.
L’agriculture est l’activité dominante de l’île. Avec de vastes surfaces planes, une terre généreuse,la topographie s’y prête bien, fait rare dans nos îles.
Un jardin sur l’Océan où se cultive, en abondance, pommes de terres, choux, carottes, tomates, salades, pastèques, et bien sur le taro, cet tubercule qui apprécie particulièrement les terrains humides et dont l’archipel des Australes s’est fait une spécialité. Elle est une plante pleine de vertu nutritive mais dont la culture est un travail difficile, car peu mécanisable. Les produits de l’agriculture sont consommés sur place mais aussi expédiés par bateau, à plus de 650 Km au nord, vers l’archipel de la Société, regroupant plus de 75 % de la population et donc la grande masse des consommateurs. L’organisation d’un tel circuit n’est pas une chose simple, on s’en doute. Mais ainsi sont les contraintes de l’insularité. Plusieurs centaines d’hectares sont donc mis en valeur sur l’île par les Tupua’i, comme se nomme, eux même, les habitants de l’île.
Toutefois, le climat surprendra JM qui superposera ses couches de vêtements pendant la période de juin à septembre...jusqu'à mon arrivée.
Mais qu’on se rassure tout de même l’Antarctique est très très loin…Et ce climat particulier, légèrement plus frais (températures moyenne entre 20 et 25 °C toute l’année), est des plus vivifiant et propice pour la marche et le vélo auxquelles je me suis adonnée aussitôt!
De belles ballades dans l’environnement et la culture en perspective !
Je vois à 422 mètres d’altitude, le Mont Taita’a, point culminant de l’île, propose à ceux qui ont affronté ses pentes, une vision à 360° de l’île. Un panorama figurant parmi les plus beaux du pays et qui récompense les efforts de l’ascension. A la recherche de la meilleure vue, le marcheur doit se faufiler dans un dédale d’imposants blocs de roches volcaniques aux formes acérées. Elles lui rappellent la genèse de l’île qui, à l’instar de toutes les îles de la Polynésie française, est un ancien volcan. Dix à douze millions d’années auparavant, il a surgi du fond de l’océan avant de s’éteindre. Puis il a été façonné au cours du temps jusqu’à son apparence actuelle : une tranquille île, entourée d’une grande formation corallienne, devenue barrière et séparant lagon de océan. Comme dans un livre ouvert, cette belle histoire se dévoile aux yeux du marcheur.
A l’Ouest, on peut admirer la montagne dite de “l’homme couché”, culminant à 424 mètres avec le Mont Hanareho. Formant un beau demi-cercle, elle révèle aussi son origine volcanique puisqu’il s’agit des vestiges d’un plus petit volcan, plus jeune car actif 9 millions d’année auparavant. Mais il est temps de prendre le chemin du retour en parcourant le petit sentier qui suit la ligne de crête reliant le mont Taita’a au Mont Panee, son proche voisin.
Dans la société traditionnelle pré-européenne, l’île avait apparemment une importance particulière comme en témoigne de nombreux vestiges de marae, ces lieux sacrés lien entre le monde des humains et celui, vaste, des dieux polynésiens. Ils accueillaient des cérémonies très codifiées, parfois sacrés mais aussi liées à des événements de la vie tel les naissances, la réalisation des tatouage et les rites de passages dans les différentes étapes de la vie. La société traditionnelle avait un fonctionnement très ritualisé comme en témoigne de nombreux lieux de l’île et plus particulièrement ceux de Taahuaia avec le marae Hano et le marae Haarii. Ce dernier possède une impressionnante pierre ou les familles royales de l’île effectuaient un rituel bien précis. Après la naissance, on y coupait le cordon ombilical des nouveaux nés. Il faut prendre le temps de partir à la recherche de ses lieux, vivant témoignage de la société ancienne.
Le lys notamment, fait partie des plantes cultivées dans l’île à des fins d’exportation et s’étend à perte de vue dans les champs.Mais je n'e les ai pas encore vu...
Et les plantations illicites..!
Lundi 10 avril, les autorités ont mis la main sur plusieurs plantations de pakalolo à Tubuai. Une opération menée par la police judiciaire et la police municipale locale.
Le Filao vit en symbiose avec une actinobactérie filamenteuse du genre Frankia (un peu comme l'aulne) ; celle-ci évolue sous forme de filaments rayonnants, au niveau du système racinaire, pompant l'azote atmosphérique de l'air pour enrichir le sol. Cette symbiose permet au filao de s'installer de façon pionnière.
Ses aiguilles abondantes peuvent être utilisées comme combustible pour le fumage artisanal du poisson ou comme compost dans le maraîchage et l'horticulture.
Le bois est dur, lourd, difficile à scier, se fissurant à la sécheresse le rend impropre à l'usage, sauf brut, comme poteau. Il est aussi connu un bon bois de chauffage.
https://welcome-tahiti.com/fr/tubuai-lile-aux-contrastes/
De ce côté-ci il y a plus de cultures,le long de la route bordée de filaos côté mer pour stabiliser la terre sableuse.
Le filao déploie sa longue chevelure au gré du vent, son port retombant et l'allure de ses rameaux rappelle le plumage du casoar,d'où son nom botanique "Casuarina" donné par Linné en 1759.
et de lys côté terre pour couper le vent omniprésent.
Haie de Filao parfois déracinée suite à la puissante extravagance de l'océan et qu'il faut enjamber si on ne veut pas mettre les pieds dans l'eau.
carottes,pommes de terre,choux,tarots...
Presque chaque famille possède son “domaine”.
Un jardin sur l’Océan où se cultive, en abondance, pommes de terres, choux, carottes, tomates, salades, pastèques, et bien sur le taro, cet tubercule qui apprécie particulièrement les terrains humides et dont l’archipel des Australes s’est fait une spécialité. Elle est une plante pleine de vertu nutritive mais dont la culture est un travail difficile, car peu mécanisable. Les produits de l’agriculture sont consommés sur place mais aussi expédiés par bateau, à plus de 650 Km au nord, vers l’archipel de la Société, regroupant plus de 75 % de la population et donc la grande masse des consommateurs. L’organisation d’un tel circuit n’est pas une chose simple, on s’en doute. Mais ainsi sont les contraintes de l’insularité. Plusieurs centaines d’hectares sont donc mis en valeur sur l’île par les Tupua’i, comme se nomme, eux même, les habitants de l’île.
Toutefois, le climat surprendra JM qui superposera ses couches de vêtements pendant la période de juin à septembre...jusqu'à mon arrivée.
Mais qu’on se rassure tout de même l’Antarctique est très très loin…Et ce climat particulier, légèrement plus frais (températures moyenne entre 20 et 25 °C toute l’année), est des plus vivifiant et propice pour la marche et le vélo auxquelles je me suis adonnée aussitôt!
De belles ballades dans l’environnement et la culture en perspective !
Je vois à 422 mètres d’altitude, le Mont Taita’a, point culminant de l’île, propose à ceux qui ont affronté ses pentes, une vision à 360° de l’île. Un panorama figurant parmi les plus beaux du pays et qui récompense les efforts de l’ascension. A la recherche de la meilleure vue, le marcheur doit se faufiler dans un dédale d’imposants blocs de roches volcaniques aux formes acérées. Elles lui rappellent la genèse de l’île qui, à l’instar de toutes les îles de la Polynésie française, est un ancien volcan. Dix à douze millions d’années auparavant, il a surgi du fond de l’océan avant de s’éteindre. Puis il a été façonné au cours du temps jusqu’à son apparence actuelle : une tranquille île, entourée d’une grande formation corallienne, devenue barrière et séparant lagon de océan. Comme dans un livre ouvert, cette belle histoire se dévoile aux yeux du marcheur.
A l’Ouest, on peut admirer la montagne dite de “l’homme couché”, culminant à 424 mètres avec le Mont Hanareho. Formant un beau demi-cercle, elle révèle aussi son origine volcanique puisqu’il s’agit des vestiges d’un plus petit volcan, plus jeune car actif 9 millions d’année auparavant. Mais il est temps de prendre le chemin du retour en parcourant le petit sentier qui suit la ligne de crête reliant le mont Taita’a au Mont Panee, son proche voisin.
Dans la société traditionnelle pré-européenne, l’île avait apparemment une importance particulière comme en témoigne de nombreux vestiges de marae, ces lieux sacrés lien entre le monde des humains et celui, vaste, des dieux polynésiens. Ils accueillaient des cérémonies très codifiées, parfois sacrés mais aussi liées à des événements de la vie tel les naissances, la réalisation des tatouage et les rites de passages dans les différentes étapes de la vie. La société traditionnelle avait un fonctionnement très ritualisé comme en témoigne de nombreux lieux de l’île et plus particulièrement ceux de Taahuaia avec le marae Hano et le marae Haarii. Ce dernier possède une impressionnante pierre ou les familles royales de l’île effectuaient un rituel bien précis. Après la naissance, on y coupait le cordon ombilical des nouveaux nés. Il faut prendre le temps de partir à la recherche de ses lieux, vivant témoignage de la société ancienne.
Le lys notamment, fait partie des plantes cultivées dans l’île à des fins d’exportation et s’étend à perte de vue dans les champs.Mais je n'e les ai pas encore vu...
Et les plantations illicites..!
Lundi 10 avril, les autorités ont mis la main sur plusieurs plantations de pakalolo à Tubuai. Une opération menée par la police judiciaire et la police municipale locale.
Le Filao vit en symbiose avec une actinobactérie filamenteuse du genre Frankia (un peu comme l'aulne) ; celle-ci évolue sous forme de filaments rayonnants, au niveau du système racinaire, pompant l'azote atmosphérique de l'air pour enrichir le sol. Cette symbiose permet au filao de s'installer de façon pionnière.
Ses aiguilles abondantes peuvent être utilisées comme combustible pour le fumage artisanal du poisson ou comme compost dans le maraîchage et l'horticulture.
Le bois est dur, lourd, difficile à scier, se fissurant à la sécheresse le rend impropre à l'usage, sauf brut, comme poteau. Il est aussi connu un bon bois de chauffage.
https://welcome-tahiti.com/fr/tubuai-lile-aux-contrastes/
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